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Pourquoi je me suis lancée dans le no poo

Le no poo, un mouvement de plus en plus populaire qui vise à dire non aux shampoings industriels bourrés de produits chimiques, d’où le nom du mouvement, néfastes pour notre santé et pour l’environnement. Novice mais convaincue, je vous partage les raisons qui m’ont poussées à me lancer dans le no poo.

Shampoings industriels

No poo : stop aux produits chimiques et aux perturbateurs endocriniens

produits chimiques

Les shampoings industriels : un cocktail explosif

« Et vos cheveux seront beaux et brillants ». Un beau slogan, qui nous promet monts et merveilles. Seulement voilà, la plupart des shampoings industriels sont bourrés d’ingrédients chimiques dont l’impact nous est souvent inconnu : 

  • les agents de texture (le silicone supposé gainer le cheveu) ; 
  • des sulfates irritants pour le cuir chevelu,
  • les tensioactifs pour l’effet moussant ;
  • des agents conservateurs ;
  • et autres additifs (colorants, anti-calcaires, agents médicamenteux, etc.).

Ces éléments sont des perturbateurs endocriniens qui impactent notre corps, mais également l’environnement. Vous l’avez peut-être remarqué : plus nous nous lavons les cheveux, plus nous ressentons le besoin de les laver. L’utilisation de produits décapants conduit à l’assèchement de nos cheveux et à l’irritation du cuir chevelu. À chaque shampoing, le sébum, hydratant naturel, est éliminé ce qui pousse le corps à en produire davantage. Cela mène évidemment à des lavages de plus en plus fréquents, et donc à une utilisation exponentielle de shampoing. Autre exemple, le silicone, qui imperméabilise le cheveu alors que celui-ci se dessèche de l’intérieur. Un cercle sans fin dans une société où tout nous pousse à la consommation.

Shampoings bio : une composition souvent allégée

La composition des shampoings dits « bio » s’avère souvent moins douteuse que celles des shampoings industriels. La majeure partie des fabricants tend à améliorer leur recette pour que leurs produits soient moins irritants et moins polluants pour la planète. Cependant, la problématique reste la même : le sébum est éliminé. L’hydratation du cuir chevelu ne se fait pas correctement, ce qui induit une augmentation de sa production. Nous sommes alors de nouveau aspirés dans la spirale infinie de « j’ai les cheveux gras, donc je me les lave ». Ce qui a pour conséquence : « mon cuir chevelu se dessèche, donc mon corps produit plus de sébum ». La boucle est bouclée.

Le no poo pour réduire la production de déchets liée à l’industrie cosmétique

shampoings bio

Toujours plus de plastique

L’augmentation de la consommation de shampoing conduit évidemment à des achats de plus en plus fréquents. Or, qui dit plus de shampoings, dit plus d’emballages plastiques. En effet, la majorité des marques industrielles utilisent des contenants à base de plastique dont l’impact négatif sur l’environnement n’est plus à prouver. Par ailleurs, à chaque fois que nous achetons un shampoing industriel, nous contribuons à l’industrie cosmétique et validons, en un sens, leurs pratiques.

Des emballages recyclables ou allégés

Certaines marques de shampoings biologiques ou zéro déchet font l’effort d’alléger leurs emballages : ils contiennent souvent moins de plastiques ou sont issus de matières végétales. Certes c’est mieux, mais cela génère tout de même un déchet. Autre alternative, les shampoings solides : ces derniers peuvent être emballés dans des emballages en plastique souple, ou encore dans du carton recyclable. Pour ma part, je n’ai jamais réussi à m’y mettre. Je les trouve relativement chers pour leur durée d’utilisation.

Le no poo : le mouvement qui vous veut du bien

Cheveux

Un premier avis mitigé

J’ai entendu parler de ce mouvement il y a déjà plusieurs années. À l’époque, je me suis demandée comment pouvait-on ne serait-ce qu’imaginer arrêter de se laver les cheveux. Pour moi, se laver les cheveux régulièrement selon la nature de nos cheveux était indispensable, et c’est tout. De plus, j‘avais la « chance » de pouvoir faire un shampoing tous les deux à trois jours avec des produits classiques, associés à un après-shampoing tous les mois. Une réflexion que je n’avais jamais remis en question, jusqu’à aujourd’hui.

Le no poo, qu’est-ce que c’est ?

Le no poo ne signifie pas « ne pas se laver les cheveux », mais « ne pas utiliser de produits chimiques« . C’est une démarche qui propose de se réapproprier la nature de nos cheveux et de retrouver un équilibre dans la production de sébum. Il est important de se laver la tête, notamment pour se débarrasser des impuretés liés à la pollution et à la poussière, mais sans agresser nos cheveux ! C‘est là que la pratique du no poo devient pertinente.

Mon aventure no poo

Je me suis lancée dans l’aventure du no poo en profitant de l’isolement lié au confinement. À l’origine de cette démarche, un déclic : cela faisait des mois que je cherchais un shampoing qui me convienne, et qui génère le moins de déchets possible. J’avais testé les shampoings bio, les shampoings solides, en vrac, sans jamais trouver mon bonheur. Et puis, à force d’éplucher des articles à ce sujet, je suis retombée sur le no poo. J’avais déjà lu quelques articles sur le sujet, notamment celui d’Antigone XXI, une des pionnières en France à avoir adopté cette pratique. Et là, je me suis dit, pourquoi pas moi ?

Moins de produits chimiques, moins de déchets, moins d’eau utilisée :  diminuer la fréquence de nos shampoings est un levier non négligeable pour réduire notre impact environnemental. Dans une société où TOUT nous pousse à la consommation, le no poo est une démarche à la portée de tous qui permet de s’affranchir des dictats de la société consommatrice.

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